Dossiers et luttes

« Ne parlez pas d’acquis sociaux, parlez de conquis sociaux, parce que le patronat ne désarme jamais. » - Ambroise Croizat

L’actualité sociale est toujours en mouvement et la CGT, que ce soit dans Framatome, à l’échelle de la Métallurgie, de l’Energie ou plus largement au national, agit pour pérenniser les conquis sociaux existants et en gagner de nouveaux !


Articles publiés dans cette rubrique

mercredi 29 juillet 2020
par  Mutos

Tout de suite la suite ! Pour le fameux « Monde d’Après »... on veut quoi ?

Autour du fameux « Monde d’Après », les idées fusent et chacun y va de ses revendications ! Voilà qui est très bien, car cette crise aura au moins eu le mérite de redonner la parole au plus grand nombre !

Cependant, toutes les pistes qui s’échangent ne sont pas progressistes, loin de là. Car le patronat et la finance ont aussi leurs idées pour le « Monde d’Après », et celles-ci ne sont pas réjouissantes. Or, pourtant, via les gouvernements Macron (« Il faut que tout change pour que rien ne change »), ce sont elles qui sont en train de se mettre en place. Le « Monde d’Après » risque de ressembler plus à « Retour vers le futur » (moins le happy end), qu’à l’Utopie de Thomas More !

Alors à la CGT Framatome, nous vous proposons quelques pistes. OK, c’est un peu en vrac, mais ça couvre à la fois ce que l’on souhaite et comment il faudrait faire pour l’imposer - car soyez-en sûrs, ceux qui sont aux manettes ne seront pas d’accord -, et ce qu’ils tentent déjà de nous imposer et dont on ne veut pas.

vendredi 26 juin 2020
par  Mutos

Retour sur la crise du COVID-19

Depuis le 11 Mai, la sortie progressive du confinement s’organise, dixunt le gouvernement et les directions des entreprises. Mais le retour que l’on peut tirer de cette crise peut faire froid dans le dos, et pas pour les raisons qui semblent apparaître de prime abord.

D’abord, chez Framatome : dans beaucoup de sites, usines comme études comme interventions, la direction ait imposé congés forcés et activité partielle tout en maintenant les jalons des projets. Nous continuons de penser que des risques inutiles ont été pris avec la santé des salariés et de leurs proches, allant jusqu’au décés à Romans d’un intérimaire qui avait dû rester sur site en présentiel. Enfin, la décision de distribuer ou non des dividendes a juste été « reportée » à Septembre, sans qu’aucune garantie n’ait été donné qu’elle soit annulée ainsi que nous le demandions. Nous nous sommes donc exprimés pour dénoncer cet état de fait, notamment au travers de déclarations faites au CSEC en Mai, puis Juin, dont nous vous donnons lecture ici. Pour compléter ces informations, nous vous livrons les résultats du sondage que la CGT Framatome avait organisé sur l’avenant à l’accord « mesures sociales COVID », auquel rappelez-vous, nous nous étions opposés.

D’ailleurs, pour parler bourse... alors que les PME font faillites, que fleurit le chantage à l’emploi et que les travailleurs se serrent la ceinture, autour de la corbeille, c’est l’euphorie : le CAC-40 et le NASDAQ sont à leurs plus hauts ! Comble de l’indécence ? Jeudi 3 juin, l’action Renault avait bondi de près de 20%, suite à l’annonce de 14600 licenciements sur 3 ans, dont 5000 en France. Tout cela alors que depuis 10 ans, beaucoup de sociétés, malgré de bons résultats, se sont endetté massivement, non pour investir dans la production réelle, mais pour racheter d’autres entreprises et ... verser des dividendes ! C’est cela que vous pourrez analyser au travers de deux articles du Pôle Economique de la CGT.

C’est dans ce contexte qu’est passé le 10 Juin dernier une loi que nous et beaucoup d’autres avons qualifiée, pour rester en des termes mesurés, de « fourre-tout » et « opportuniste ». En résumé, sous prétexte de lutter contre la pandémie, le gouvernement fait passer un nombre non negligeable de mesures inscrites depuis longtemps au programme du MEDEF, fragilisant encore plus les travailleurs. Tout particulièrement, le dispositif dit « ARME » pour « Activité Réduite pour le Maintien dans l’Emploi » est la dernière mouture des accords dits « de compétitivité » de 2013, qu’il dépouille de leurs dernières bien maigres garanties. Dans les entreprises où des syndicats (pas la CGT, rassurez-vous !) signeront ce type d’accord, les salariés travailleront plus pour gagner moins, et en plus l’Etat paiera aux entreprises des allocations. Soyez sûrs que, dès lors qu’un tel accord sera signé, le cours de l’action montera : les prochains dividendes à venir seront juteux, tandis que les salariés, quant à eux, se serreront la ceinture. Vous trouverez ici notre expression CGT Framatome sur cette loi, ainsi qu’un communiqué intersyndical sur le droit de manifester, lui aussi mis en danger par cette loi...

Enfin, pour finir ce premier retour sur la crise du COVID-19 - bien que celle-ci ne soit hélas pas terminée - permettez-nous de vous présenter le résultat d’une enquête de grande ampleur (300 questions, 34000 réponses entre le 8 et le 24 Avril), sur le monde du travail lors du confinement. Organisée par l’UGICT (la CGT des Ingénieurs, Cadres et Techniciens), cette vaste consultation, malgré la diversité des situations, tant sur site au détriment de leur protection, en télétravail massif « en mode dégradé », ou en arrêt forcé avec souvent une perte de salaire, pointe la prééminance qui a été donnée aux résultats financiers sur la santé des salariés. Elle signale aussi les risques qu’ont dû prendre les travailleurs et la forte prévalence des Risques Psycho-Sociaux - ou plus justement « Risques Organisationnels et Relationnels » - subis par les salariés sur qui leurs employeurs ont reporté les conséquences de la crise. Enfin est apparu le rôle positif des représentants du prsonnel qui, malgré des conditions difficiles, y compris la casse organisée des Instances Représentative du Personnel, ont pu agir pour amortir l’impact de la crise sur les collègues qui les avaient mandatés.

mardi 17 mars 2020
par  Mutos

Coronavirus : un grand merci aux soignants en France et partout dans le monde / une nouvelle preuve de l’utilité de la Sécu ! / vos élus CGT vigilants sur les activités vitales à maintenir

La pandémie COVID-19 est partout et la lutte contre sa propagation s’impose à tous ! La CGT soutient bien évidemment les mesures prises pour juguler l’épidémie en France. Contenir la crise sanitaire et éviter qu’elle ne frappe durement les plus faibles de nos concitoyens doit être LA priorité.

Pour cela, le système de santé tourne à plein régime, grâce au dévouement des soignants qui tous les jours, par leur travail acharné, travaillent à réduire les conséquences de l’épidémie. Néanmoins, nous devons réaliser de la chance que nous avons, en France, de disposer encore, du moins en grande partie, du système de soutien social de la santé mis en place par l’application du programme du CNR il y a 70 ans. Malgré les efforts du patronat, aidé en cela par les gouvernements successifs, pour mettre à bas la solidarité et la répartition sur lesquelles repose ce système, celui-ci reste encore solide.

Il a déjà permis en 2008 aux Français et à la France de se sortir relativement bien du cortège de maux issu de la crise financière. Nous sommes convaincus qu’il sera déterminant pour faire face à la crise sanitaire qui nous frappe actuellement. Chacune de ces crises, quelle qu’en soit la cause, nous rappelle à quel point il est important de faire reculer la casse programmée de la répartition, tant sur la santé, les retraites, le chômage, pour au contraire rendre notre système social encore plus fort, plus solide et plus protecteur !

Nous rappelons également que dans cette crise, seules les activités VITALES pour la population doivent être maintenues. Les entreprises, particulièrement les plus puissantes, ne doivent pas faire passer avant la santé de leurs salariés le « business as usual ». Elle ne doivent pas non plus faire porter sur les salariés la charge financière de leur sous-activité forcée, par exemple via des congés imposés ou des pertes de salaire.

Nous alertons également contre toute utilisation qui pourrait être faite de l’état de crise qui prévaut actuellement pour restreindre les libertés ou bâillonner les justes revendications sociales, si présentes ces derniers mois.

Au niveau de l’Union des Syndicats CGT Framatome, nous regrouperons dans cet article, au fur et à mesure de leur sortie, outre des informations pratiques officielles, les tracts et les expressions CGT que nous penserons pertinents, qu’ils viennent des sites Framatome, de l’US elle-même, de nos Fédérations, à commencer par celles de la Métallurgie et de l’Energie, de l’UGICT, qui est la CGT des Ingénieurs, Cadres et Techniciens, des Unions Locales, Départementales ou Régionales, où encore de la Confédération, c’est-à-dire l’échelon national de la CGT.

jeudi 23 janvier 2020
par  Mutos

La CGT Framatome engagée dans le combat pour la retraite

Depuis le 5 Décembre 2019, la France qui travaille se mobilise contre le projet de casse de notre système de retraite par répartition.

Cet article sera mis à jour en fonction de l’évolution du mouvement.

Les arguments du gouvernement sont le déficit et la nécessité de maintenir l’équilibre en dépit de l’augmentation du nombre de retraités. Depuis le début, la CGT a répondu avec des chiffres précis et sans ambages, démontrant a contrario que la retraite par répartition se porte bien, merci ! Depuis des décennies, elle s’est adaptée à des contraintes plus drastiques que la montée des baby-boomers et en 2008, elle a préservé les retraitées français du choc de l’effondrement des cours.

De plus, le système de retraite par répartition est équilibré par construction, excepté lorsque des ingérences politiques l’étouffent artificiellement pour mieux le détruire. Car c’est bien de cela qu’il s’agit : mettre à bas un autre des piliers d’une vision de société juste et équitable, pour le remplacer par des « fonds de pension à la française », pour la plus grande fortune de la « bancassurance », dans une optique de « l’homme est un loup pour l’homme » et de « loi du plus fort [compte en banque] ».

Cela, les Français l’ont bien compris. Après plusieurs mois de manifestations, grèves dans de larges pans des entreprises, et blocages des transports que les usagers supportent stoïquement, car ils en savent l’enjeu, le soutien populaire ne se dément pas. Alors que le gouvernement, poussé par le MEDEF, s’arc-boute sur sa position au mépris de l’expression du peuple, il est visible que les Français n’acceptent pas que soient peu à peu grignotés et déconstruits deux siècles de conquêtes sociales.

Avec un peu de retard, car nous étions fortement impliqués à l’échelle de Framatome pour soutenir le mouvement tout en continuant à vous défendre au quotidien, nous vous proposons un dossier résumant ces premiers mois d’action, analysant la réforme de notre point de vue de terrain, et nous projetant dans l’avenir du mouvement. Vous y trouverez un florilège de tracts issus certes de nos sites et de l’Union des Syndicats CGT Framatome, mais aussi repris de l’intersyndicale et des diverses organisations de la CGT, qu’elles soient « confédérale » (CGT nationale), « territoriales » (Unions Locales, Départementales ou Régionales), « sectorielles » (Féderation des Travailleurs de la Métallurgie, Fédération Nationale des Mines et de l’Energie, ...) ou « catégorielles » (Union Générale des Ingénieurs, Cadres et Techniciens).

mercredi 11 septembre 2019
par  Mutos

Retour d’expérience sur les Comités Sociaux et Economiques

Depuis début 2019, les Comités Economiques et Sociaux (CSE) peuvent être mis en place. Début 2020, ils devront l’être dans l’ensemble des entreprises françaises. Ceci à la suite des ordonnances Macron de l’automne 2018, que la CGT a combattu comme portant atteinte à la conquête sociale que furent les Comités d’Entreprise (CE), les Délégués du Personnel (DP) et le Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT). En effet, ces instances permettaient aux salariés de disposer d’un levier d’information et d’action sur la gestion de leur entreprise, y compris et surtout sur des sujets qui les concernent au plus haut point.

Là où le Code du Travail, en 1906, avait pour objectif de « faire entrer la République dans l’entreprise », les CE/DP/CHSCT, progressivement imposées au patronat par de larges mobilisations lors du Front Populaire, après la Libération et lors de Mai 68, y faisaient entrer la démocratie. Les ordonnances Macron avaient visiblement comme objectif de la restreindre à sa portion congrue afin de permettre aux actionnaires d’imposer un tour de vis financier supplémentaire au détriment des salariés.

De fait, le retour sur six mois que nous pouvons faire de la mise en place des CSE confirme nos craintes. La dimunution de prérogatives et de moyens par rapport aux CE, DP et CHSCT est flagrante.

Premier effet visible, le CHSCT, devenu simple Commission Santé, Sécurité et Conditions de Travail, ne dispose plus de la personnalité morale. Plus de votes, plus d’expertises à ce niveau. Il ne lui appartient plus que de proposer au CSE de le faire.

« Second effet kiss cool » pour les DP, devenus eux Commission de Proximité. Tellement proche que la direction en « zappe » les réunions et la charge de s’adresser elle-même aux services. Or, une question aux DP, c’était parce que, justement, les services n’avaient pas répondu et que remonter la question au plus haut niveau était devenu indispensable.

Troisième chose, les moyens : d’abord diminution du nombre d’élus et du volume des heures de délégation, qui obérent la capacité de vos élus à travailler pour vous défendre, mais aussi et surtout le raccourcissement des réunions plénières et la disparition souhaitée des fameux Procès-Verbaux qui permettaient à tous les salariés de connaître in extenso la teneur des échanges entre la direction et les élus. Peu à peu remplacés par de simples Compte-Rendus ou Relevés de Décision, cela met à mal la capacité de preuve devant les tribunaux et donc la capacité de défense des salariés en cas de problèmes.

Dans ce tract, la CGT Framatome vous alerte sur ces dangereuses évolutions, en s’appuyant sur l’exemple de l’établissement de Courbevoie. Mais nous avons eu des remontées semblables des autres établissements et d’autres entreprises dans lesquelles les CSE ont été imposés. C’est pourquoi il est essentiel que vous vous syndiquiez, afin de faire peser un maximum de poids pour inverser la machine à broyer la démocratie que les ordonnances Macron ont mise en branle !

En tant que tract de rentrée, il aborde également quelques autres sujets, comme les modifications des logiciels de gestion et la position de la CGT sur l’énergie et le climat...